Comment dire ?

#1 - Un numérique plus responsable

C’est en lisant La politique de l’oxymore de Bertrand Méheust il y a quelques années que je me suis rendu compte à quel point l’expression « développement durable » n’était pas tenable.
Ramené à notre secteur de prédilection, le constat est le même : un numérique durable, un numérique responsable n’existe pas. Le numérique ne peut  être ni vert, ni propre.  Bref, Il n’est intrinsèquement pas soutenable.
Mais il nous est permis de penser que, ne pouvant pas revenir en arrière, nous pouvons à la fois tenter de produire moins sale et essayer de ralentir la machine.
Au sein de Point de M.I.R, ainsi que chez M.I.R Conseil & Formation, nous avons choisi d’insérer ce petit « plus », pour exprimer notre réalisme, notre lucidité mais aussi notre volonté de passer à l’action qui nous habite depuis de nombreuses années. L’expression « numérique plus responsable » évoque une prise de conscience mais est aussi une invitation à tendre vers du mieux. Conscientes des enjeux et pour échapper au marché juteux de l’oxymore, nous voulons limiter la casse. Il ne s’agit pas d’une énième pirouette terminologique pour rendre la chose plus consommable sur le marché mais d’une aspiration à susciter le débat. 
Cette expression est de plus en plus reprise et nous nous en réjouissons.
Vers un numérique plus responsable… chiche ? 
 
Last but not least, merci à Kolia pour l’inspiration qui suit :
 « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur terre », Hans Jonas, Le principe responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique,trad. J. Greisch, Paris, Cerf, 1992, p. 30).

Bela Loto Hiffler